comment assembler deux plans de travail ?

Vous craignez la fissure disgracieuse ou le gonflement par l’humidité au moment d’assembler plans travail sur vos caissons ? Pas de panique, je vous explique comment transformer cette opération délicate en une réussite totale grâce à une méthode logique et éprouvée qui assure une liaison invisible. Je vous dévoile mes secrets d’atelier concernant la colle hydrofuge, les vis d’assemblage et le serrage progressif pour que vous puissiez réaliser une finition robuste à chaque repas.

  1. La préparation : la moitié du boulot déjà faite
  2. L’assemblage droit : la méthode classique et efficace
  3. Le cas particulier de l’assemblage en angle
  4. Au-delà de la jonction : les assemblages spéciaux

La préparation : la moitié du boulot déjà faite

Se lancer sans les bons outils, c’est courir au désastre. Un bon bricoleur est d’abord un bricoleur bien équipé. La liste n’est pas longue mais chaque élément compte.

  • Scie circulaire avec rail de guidage (pour une coupe droite parfaite)
  • Défonceuse et gabarit d’assemblage (pour les jonctions d’angle invisibles)
  • Vis d’assemblage de plan de travail (les pièces maîtresses)
  • Colle polyuréthane ou silicone spécifique pour l’étanchéité de la jonction
  • Serre-joints, maillet en caoutchouc et une bonne clé plate.

Matériel et outils nécessaires pour l'installation et l'assemblage d'un plan de travail de cuisine

Préparer les plans de travail : mesures et découpes

Toutes les découpes […] doivent être faites avant de vouloir assembler plans travail. C’est bien plus simple de manipuler des pièces séparées. Une fois assemblés, les plans sont lourds et encombrants.

La précision des mesures ne pardonne pas. Un millimètre d’erreur ici peut créer un jour disgracieux plus tard. Utiliser un mètre ruban de qualité et vérifier deux fois chaque mesure.

Il faut aussi bien penser au schéma d’évacuation pour l’évier et le lave-vaisselle à cette étape.

L’importance des chants : une finition qui change tout

Les chants bruts de coupe sont les ennemis de l’étanchéité et de l’esthétique. Un léger ponçage au papier de verre fin est le minimum pour avoir une surface de contact parfaite pour la colle.

Pour les plans en stratifié, l’application de la bande de chant fournie est obligatoire. C’est ce qui protège le cœur du panneau de l’humidité. Ne sautez pas cette étape.

L’assemblage droit : la méthode classique et efficace

Maintenant que tout est prêt, on passe au cœur de l’opération : joindre ces deux satanés morceaux de plan de travail.

La colle et les vis d’assemblage : le duo gagnant

Pour assembler plans travail sans fausse note, l’application de la colle étanche est l’étape reine. Il faut en mettre un cordon généreux sur toute la tranche. Utiliser un petit pinceau ou le doigt pour bien l’étaler jusqu’en haut, c’est le secret d’une jonction qui ne gonflera jamais à la moindre goutte d’eau.

Ensuite, glissez les vis d’assemblage dans les fraisages prévus sous le plan. Leur rôle est de rapprocher les deux pièces avec une force considérable, bien plus efficace qu’avec de simples serre-joints qui ont tendance à riper.

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Le serrage et l’alignement : la minute de vérité

Ne serrez surtout pas tout d’un coup. On serre chaque vis petit à petit, en alternant, pour que la pression soit répartie de manière uniforme sur la longueur.

  1. Rapprochez les deux plans de travail.
  2. Serrez modérément les vis.
  3. Vérifiez l’alignement des surfaces avec les doigts et une règle plate. Un décalage ? Un petit coup de maillet en caoutchouc sur le côté le plus haut.
  4. Une fois l’alignement parfait, serrez fermement les vis.
  5. Le but est d’avoir une jonction quasi invisible au toucher.

Nettoyage et finitions : la touche finale

Le serrage va faire déborder la colle, et c’est bon signe pour l’étanchéité. Il faut nettoyer cet excès de colle immédiatement avec un chiffon et un peu d’acétone. Si on attend que ça sèche, c’est une galère absolue à enlever.

Laisser sécher le temps indiqué sur la notice de la colle. Pendant ce temps, on ne pose rien de lourd dessus. La patience est la clé d’un collage réussi.

Le cas particulier de l’assemblage en angle

L’assemblage droit, c’est la base. Mais le vrai défi, celui qui sépare les amateurs des bricoleurs avertis, c’est la jonction d’angle.

Option 1 : la jonction avec profilé d’angle

C’est la méthode la plus accessible pour assembler plans travail sans stress. Vous réalisez deux coupes droites à 90° et vous venez masquer la jonction avec un profilé en aluminium. C’est rapide et ça pardonne les petites imperfections de coupe.

Le bémol, c’est l’esthétique. Ce profilé, on ne voit que lui au milieu du plan. Ça peut faire un peu « bricolage » et c’est un nid à saletés. Mais pour un budget serré ou une buanderie, ça fait le job.

Option 2 : la jonction « invisible » à la défonceuse

Passons à la méthode « pro ». Ici, on utilise un gabarit d’assemblage et une défonceuse pour usiner les deux plans. Le résultat est une jonction parfaite, sans aucun profilé. C’est exactement la technique utilisée par les cuisinistes pour un rendu fluide.

Ça demande un peu de matériel et de la rigueur, c’est vrai, mais le jeu en vaut la chandelle. Le rendu est incomparable.

Comparatif des méthodes d’assemblage d’angle
Critère Jonction avec Profilé Jonction à la Défonceuse
Outils requis Scie circulaire / Scie sauteuse Défonceuse, gabarit spécifique, fraise droite
Niveau de difficulté Facile Intermédiaire / Avancé
Rendu esthétique Moyen, profilé visible Excellent, jonction invisible
Coût Faible, prix du profilé Élevé, si achat ou location des outils

Au-delà de la jonction : les assemblages spéciaux

Joindre deux plaques à plat, c’est la base. Mais avouons-le, nos projets cuisine sont rarement aussi simples et nous réservent souvent des configurations bien plus tordues.

Créer un pied avec un plan de travail vertical

Vous visualisez cet îlot où le plan plonge vers le sol ? La difficulté est de fixer l’ensemble solidement sans aucune vis apparente. Voici comment je m’y prends.

  • Les équerres de fixation renforcées : vissées sous le plan horizontal et sur la face intérieure du pied vertical. C’est franchement la solution la plus simple et robuste.
  • Les tourillons ou lamellos : pour les puristes. On usine des logements pour ces pièces de bois qui assurent un alignement parfait et une bonne solidité, le tout étant invisible.
  • La fixation par le dessous : si le pied repose sur un meuble bas, on peut visser à travers le caisson directement dans le plan de travail vertical.
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Gérer les jonctions avec d’autres matériaux

Un plan de travail ne vit pas seul. Il rencontre des murs, des crédences, parfois d’autres types de surfaces. Savoir assembler plans travail et murs est vital pour l’étanchéité et le look final.

Contre un mur rarement droit, un joint silicone souple est indispensable. Il comblera l’espace vide. Cela empêchera l’eau de s’infiltrer. Pensez à choisir une couleur assortie au plan ou à la crédence.

Sachez que les techniques varient selon le type de support. Un assemblage avec un plan de travail carrelé, par exemple, demandera des précautions différentes. Il faudra surveiller le joint de carrelage. C’est un détail qui compte.

Et voilà, le tour est joué ! Avec de la méthode et les bons outils, assembler ces plans de travail n’a plus de secret pour vous. C’est toujours une fierté de voir une jonction aussi nette réalisée soi-même. Rangez la colle et les clés, il est temps de profiter de votre nouvelle cuisine. Beau boulot

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